Coopérative de Saint Bonnet de Salers / AOP Cantal
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17 décembre 2019

Passer du « made in monde » au « made in my territory » pour trouver de nouvelles valeurs ajoutées

La révolution industrielle de reterritorialisation est déjà lancée. Elle concernera 10, 20 ou 30% de chacun des secteurs d’activité et sera facteur de création de valeur locale. Elle est d’ores et déjà un nouveau relais de croissance pour bien des entreprises de l’agroalimentaire mais impliquent des transformations : des nouvelles usines plus petites, propres, automatisées, qui nécessitent un personnel de plus en plus qualifié et qui s’ancrent dans le territoire plus durablement.

Les filières longues auront toujours leur nécessité : bas coûts pour un accès des produits au plus grand nombre et disponibilité 12/12 pour répondre aux besoins de praticité. Elles créeront de formidables possibilités de croissance pour tous les pays en quête de business au-delà de leurs frontières via la mondialisation.

L’on comprend que pour les filières alimentaires, qui nous concernent plus particulièrement, les enjeux et opportunités sont extraordinaires. Parce que l’alimentaire a ceci de plus que tous les autres produits, c’est que « je suis ce que je mange ». Tout ce qui rapprochera la production du consommateur sera d’autant plus perçu comme une vraie réponse à ces besoins de réassurance, de maîtrise de l’origine, de transparence, de juste rémunération voire de santé.

La phase industrielle, de fabrication, représente environ 35% de la valeur ajoutée d’une chaîne de valeur industrielle. C’est plus important que la R&D (10%) et le marketing (10%) réunis. Conserver et surtout re-développer des capacités de fabrication sur les territoires sera donc un facteur important de création d’emplois locaux. Encore faudra-t-il pouvoir trouver les compétences adéquates avec des qualifications de plus en plus pointues.

A TriesseGressard, nous sommes convaincus qu’à horizon 2030, ce sera entre 20 et 25% de ce que mangeront les habitants des métropoles urbaines qui proviendra d’origine et de fabrication « locales ». Nous partons de bas, certaines métropoles sont à 5%. On voit tout le chemin à parcourir mais surtout toutes les opportunités que cela représente.

Henri Bouillot – 06 15 11 56 55 – hbouillot@triessegressard.com